Les miasmes de 2008 ne sont pas passés depuis une semaine, et on peut lire partout les sinistres présages qu’inspire la comparaison inévitable entre les deux années finissant par la même unité. Comment nier en effet l’existence de phénomènes massifs qui se ressemblent entre les deux grandes crises qui ont démarré par des krach boursiers – ou dont, du moins, le krach fut le symbole pour toute une population bientôt soumise aux « difficultés bancaires » ? Car, à propos du mot « démarré », la controverse a toute sa place. On dira, par exemple, selon l’interprétation de la grande Dépression qu’on épouse, qu’en 1929 c’est la crise bancaire qui a provoqué l’effondrement immobilier, quand les banques américaines ont dû récupérer leurs actifs au prix des expulsions, tandis qu’en 2007, c’est l’existence de prêts hypothécaires périlleux d’emblée « titrisés » qui a créé la crise des bourses.

Mais où est la cause, où est l’effet ? Le fait est qu’existent plusieurs lectures des événements passés, incompatibles entre elles, dès qu’on entre dans le débat technique des historiens de l’économie. Pourquoi ? Parce que l’histoire n’est jamais une simple donnée et qu’elle est toujours reconstruite a posteriori en fonction des théories que les historiens empruntent aux économistes qui les leur proposent. Un libre-échangiste « pur », « ultra-libéral » si l’on veut parler comme les journalistes, soulignera qu’avant même le pire moment de la crise de 1929, Hoover avait déjà fait entreprendre de grands travaux  qui aggravèrent la situation… tandis que le théoricien adverse dit que le salut vint du New Deal de Roosevelt, le premier président des États-Unis élu alors qu’il était invalide ; ce à quoi le premier répond que seule la guerre (où les USA n’entrèrent qu’en décembre 1941) tira le pays du marasme. Gageons que, si l’histoire se répète, une substitution de noms s’impose…
Un débat qui mérite des tonnes (et des tomes) d’explications n’a pas sa place ici, mais les points indiscutés aussi sont nombreux : la crise a touché des millions de personnes en Amérique, comme aujourd’hui, et de là dans le monde entier, y compris en France (surtout à partir de 1931), comme aujourd’hui. La litanie des expulsions de ménages surendettés, l’augmentation des pratiques bancaires de restriction du crédit– quel que soit le montant des aides de l’État d’ailleurs, financées par une dette que les resucées de la doctrine keynésienne auront bien du mal à justifier si la croissance n’est pas obtenue en fin de compte.
Alors, c’est du système bancaire que les ménages sont « exclus » en nombre de plus en plus grand… Et cette « exclusion bancaire » signale à rebours que l’inclusion sociale même passe par ces institutions (même les prestations sociales perçues par les ménages, allocations familiales, etc. sont versées sur des comptes) ; les banques ont donc joué non seulement avec leur avenir, mais avec celui des entreprises et des ménages, d’investisseurs et de particuliers.
Le point commun véritable des crises, passées et présentes, le voici : si les crises ont toujours existé, elles se sont changées en phénomène aux conséquences vitales autant sociales que personnelles. En d’autres termes, et en écho à Keynes disant qu’à « long terme, nous serons tous morts », c’est à court terme que l’activité économique l’est, quasi-morte – et qu’il faut survivre comme on peut. Notons que les personnes endettées le savaient déjà.

Bonne année tout de même !

Nous militants socialistes, nous adressons à tous nos camarades pour qu’ensemble nous tournions ce parti vers sa mission historique : la défense des opprimés et la transformation de la société.

Lors du congrès de Reims, nous avons choisi une orientation et il nous reste à désigner une direction. Les votes ont exprimé l’exigence d’un renouvellement courageux et d’un ancrage à gauche.

Depuis vendredi, Martine Aubry a été élue première secrétaire du Parti socialiste. La polémique enfle car les résultats sont contestés. Nous faisons confiance aux instances du Parti, celles-là même qui ont permis à notre organisation de fonctionner lors de nos congrès, du référendum interne ou de l’investiture pour l’élection présidentielle, pour résoudre les contestations et régler les conflits. Mais nous refusons de tomber dans le piège des procédures, car pendant ce temps, nous nous éloignons de la politique. Il n’y a pas si longtemps, on évoquait la nécessité pour le Parti socialiste de répondre aux crises qui secouent le monde. Ce monde nous regarde et il se rit de nous.

Nos ennemis ne sont pas les camarades qui ont soutenu une candidate qui a perdu mais la droite qui se réjouit du spectacle que nous donnons gratuitement et à guichets fermés.

Puisque notre parti est notre propriété collective, nous voulons qu’il soit à la hauteur de son histoire et des attentes que des millions de personnes nourrissent encore pour la gauche. Nous avons besoin d’une direction rassemblée et de dirigeants solidaires pour mettre en place immédiatement la rénovation du PS et conduire l’opposition dans la bataille contre la droite et préparer l’alternative.

Les défis européens, sociaux et économiques, il nous faut les relever. Maintenant, tous ensemble !

 

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Respect ! Rassemblement ! Pour la rénovation et contre la droite !

Je n'avais pas envie de poster un commentaire aujourd'hui, à quelques heures du vote des militant-e-s pour désigner, ou tout du moins pour tenter de désigner le ou la Premier-e Secrétaire du Parti Socialiste. Pas envie d'entrer dans ce que d'aucun appelleront une polémique et que d'autres nomme tout simplement un avis. Mais, là encore, les premiers se trompent (comme pour le choix de leur motion).
Je n'avais pas envie, mais je suis contraint. Non pas de compléter la liste des celles et ceux qui croient en le renouvellement du Parti Socialiste en soutenant Martine Aubry, mais contraint de donner mon point de vue sur ce manque de respect de certain-e-s individu-e-s. J'ai assisté et participé à la dernière réunion de section de Quimper sous l'égide de l'actuelle équipe. A l'ordre du jour était prévu un débat entre militants et adhérents (oui oui, je fais la différence !) sur l'actualité au sein du Parti.
Ma surprise première fut la constation d'une tension plus que perceptible de la part de certaines et certains qui prônent le rassemblement et tentant de désunir les camarades. Ces mêmes personnes qui découvrent le fonctionnement du Parti Socialiste en période de Congrès. Admettront-ils qu'on puisse se parler ? Qu'on puisse leur dire "je ne suis pas d'accord" sans qu'il le prennent pour une insulte ? Qu'on puisse aussi avoir des arguments pour effectuer un vote qui n'est pas forcément celui de leur choix ?
Et ce manque de respect des camarades présents dans la salle ? Comment réagir à l'interpellation "je ne peux te dire bonjour parce que je suis (pseudo)enrhumée, et cela m'arrange" ? Certainement pas enrhumée, si ce n'est du cerveau, quand il s'agit de trouver prétexte à critique à tout ce qui était dit par les intervenants. Critique bien sûr pas faite ouvertement, la franchise n'étant pas le maître mot chez elle ! Comment réagir à l'interpellation " Le Monsieur derrière moi..." quand on connaît très bien le prénom de celui que l'on vise ? Et cette personne là veut me faire croire qu'elle pratique le respect au quotidien ! Rangez votre rancoeur Madame et Monsieur et admettez que vous ne soyez pas les seuls maîtres dans la section ! Et évitez, par dessus tout, le "J'accuse" à chaque fois que quelqu'un a une idée ou une conviction autre que la votre !

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