Sur la scène européenne comme dans la vie politique nationale, Michel Rocard a toujours aimé les questions qui fâchent et les positions iconoclastes. On se souvient de son livre d'entretiens avec Frits Bolkestein, dans lequel il interpellait les socialistes français sur leur relation ambiguë à l'Europe.
Aujourd'hui, l'ancien Premier ministre livre un plaidoyer en faveur de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, à contre-courant de l'opinion majoritaire en France sur cette question (si l'on en croit les sondages et les prises de position de différents leaders politiques) en publiant un livre au titre explicite: "Oui à la Turquie". La sortie de ce livre s'accompagne de l'ouverture d'un blog sur lequel le député européen entend ouvrir le débat sur cette question brûlante.
"L'adhésion de la Turquie, c'est une assurance-vie pour l'Europe", indique Michel Rocard dans son billet inaugural en invitant les internautes à se référer à son ouvrage s'ils veulent savoir pourquoi.
Ce oui à la Turquie, il le dis sans ambages car il est de plus en plus convaincu que l'avenir de l'Europe passe par la Turquie. "L'Union européenne doit intégrer la Turquie en son sein. Nous avons, nous les Européens, un intérêt au moins aussi grand que celui des Turcs à arrimer ce pays à notre continent. L'adhésion de cette nation musulmane, puissante et  en plein essor économique ne  servira pas  les seules ambitions  de cette  dernière. L'adhésion de la Turquie, c'est une assurance - vie pour l'Europe."
...
"La question turque est l'occasion rêvée pour faire ce que nous n'avons pas su faire correctement et plus tôt, poser enfin  les vraies questions: celles qui touchent à l'identité de l'Europe, à sa véritable vocation maintenant qu'elle s'est décidée à s'élargir, à sa mission dans le monde,  laquelle est certainement de contribuer à rapprocher les peuples. Et je pense que c'est justement aussi parce que la Turquie est  musulmane que nous avons intérêt à ce qu'elle intègre l'Union européenne. C'est bien de cela que je voudrai entretenir le lecteur dans cet ouvrage."  Un livre que je vous invite à consulter et pourquoi pas à lire !

C'est trop injuste ! Roselynbe Bachelot, la potiche rose du gouvernement, nous avait habitué à pas mal de choses, mais là je pense qu'elle dépasse les bornes. Certes, elle avait pris un engagement (si la France ramenait 40 médailles de Pékin, elle avait promis de se rendre au conseil des ministres en crocs roses), mais de là à le respecter (et Dieu sait si les engagements pris par les politiques ne sont jamais tenus !) à la lettre, il fallait oser ! Comme quoi, ce gouvernement ne se prend vraiment pas au sérieux dans la gestion de notre pays !

Voilà plus d'un mois que je n'ai pas "posté". Un mois de vacances, où j'ai pu déconnecter de la réalité sociale et économique, non sans manquer de me tenir informé, mais sans réaction publique. Des péripéties de notre Président à celles du gouvernement qui pense qu'en une "réunion de crise" il pourra faire repartir le PIB français, j'ai tout de même pu suivre les Jeux Olympiques, malgré ma volonté de boycotter à ma façon cette période. Mais, l'amour du sport a prévalu...
D'aileurs, parlons en de ces JO. Comme toujours dans les affaires humaines, il y a un aspect positif et un autre négatif. Les JO ne dérogent pas à la règle, et il n’est pas besoin d’invoquer des problèmes politiques pour en tirer un bilan en demi-teinte.
La première constatation à la fin des Jeux est la formidable organisation des Chinois pour les JO de Pékin. Il y a bien eu des petits couacs de-ci, de-là, comme la durée de 1 h 40 pour le contrôle anti-dopage d’Alain Bernard et Laure Manaudou, mais de façon générale, tous les participants le confirment, l’organisation était parfaite : les volontaires au courant et capables de renseigner y compris dans des langues étrangères, une bonne signalétique, une bonne circulation et des transports en communs efficaces, des programmes clairs avec des horaires respectés, et puis, une cérémonie d’ouverture et de clôture d’un saut qualitatif équivalent au choc que nous avait fait Decouflé pour les JO d’Alberville.
Il n’y a qu’un seul couac dans ma perception personnelle de ces JO, c’est la façon dont les politiques français - je veux dire les non sportifs - s’autocongratulent pour des résultats superbes avec 40 médailles. Coluche avait raison, le coq est le seul oiseau capable de chanter les pieds dans la merde.
Certaines fédérations travaillent pour le bien du sport, mais d’autres passent leur temps à se battre entre eux. Et il est incroyable de voir que les athlètes français ont aussi peu de résultats en athlétisme, sauf à supposer que l’air en France contient des agents contraires aux performances, ce que semblent démentir les résultats dans certaines autres disciplines.
Depuis de très nombreuses années, le classement des pays dans les résultats des JO sont d’abord en nombre de médailles d’or puis en cas d’égalité d’argent. Si on regarde les résultats depuis les J0 de 1996, on a des résultats français pas vraiment en progression :1996 Atlanta 5e 15 médailles d’or, 2000 Sydney 6e 13 médailles d’or, 2004 Athènes 7e 11 médailles d’or, 2008 Pékin 10e 7 médailles d’or.
Evidemment, Bernard Laporte, ancien sportif, ancien responsable (talentueux) du rugby, désormais secrétaire d’Etat (pas si bon que ça), en direct sur TF1 s’est empressé de dire qu’il n’y avait pas de décompte officiel et que chacun comptait comme il voulait et que lui, Bernard Laporte, comptait en nombre de médailles.
Si on regarde en nombre de médailles, le classement devient : 1996 Atlanta 6e 37 médailles au total, 2000 Sydney 6e 38 médailles au total, 2004 Athènes 7e 33 médailles au total, 2008 Pékin 7e 40 médailles au total.
On voit bien mieux la progression, M. Laporte, n’est-ce pas ? Ah oui, les 40 médailles... Eh bien sachant qu’en 1996, on a eu 37 médailles sur 842, cela fait 4,3 % et en 2008 on en a eu 40 sur 958 distribuées, cela fait 4,18 % ce qui ne constitue pas une progression tout au moins mathématiquement. Je préférais très nettement le Laporte plus sportif que politique : il n’avait pas la langue de bois, et il était plus crédible.
En tout cas, ce que je constate, c’est que à part quelques sports qui voient enfin leurs efforts couronnés de succès et quelques remarquables performances individuelles, la plupart des médailles ont été réalisées par ceux qu’on n’attendait pas.
Et donc, celles que nous prévoyaient les différentes fédérations sportives ne sont pas vraiment celles qu’ils nous prévoyaient. On se demande alors la qualité des dites fédérations : une erreur, c’est possible, mais se tromper sur la majorité des médaillés, cela fait quand même beaucoup.
Se tromper sur le dopage aussi. Il n’y a jamais eu autant de contrôles pour aussi peu de résultats positifs. A priori, tant mieux. En 1996, 2 contrôles positifs, en 2000, 10 contrôles positifs, en 2004, 27 contrôles positifs et en 2008, que 5 contrôles positifs, enfin humains, parce qu’il y a eu quand même 5 chevaux. Et le tout avec 4 620 contrôles effectués.
Evidemment, les mauvaises langues et les tricheurs (car ce sont bien entendu les tricheurs qui pensent d’abord à la triche, non ?) vont dire que les sportifs ont trouvé de nouvelles méthodes.
Eh bien il semblerait en fait que la plupart des pays ont commencé par contrôler chez eux avant d’envoyer des athlètes, parce que se faire prendre pour dopage aux JO, cela se sait partout et ce n’est pas bon pour l’image du pays. Donc les fédés nationales ont fait le ménage avant de venir.
Pour la France, tous les athlètes sélectionnés ont été suivis et contrôlés avant de pouvoir aller à Pékin. Et on a connaissance de 39 athlètes russes, bulgares et grecs qui ont été écartés par leurs fédérations de la sélection olympique pour raison de contrôle positif.
Il semblerait donc que les choses vont de mieux en mieux dans le sport de haut niveau aujourd’hui, et qu’en fait le travail soit désormais plus à faire dans le sport amateur où pas grand-chose n’est encore en place, probablement pour des questions de coût. Bientôt, quand on va prendre une licence, il faudra payer en plus le prix d’un contrôle.
Par contre, l’arbitrage, cela ne va pas très bien. On peut même dire que ça ne va plus du tout.
Pourtant, le CIO fait des efforts depuis longtemps, et désormais, on n’a plus autant ces situations scandaleuses comme au patinage artistique ou le vainqueur olympique devait autant aux magouilles entre pays voire aux achats de juges qu’à leurs propres performances sportives.
Désormais, les notes sont très codifiées selon des critères très précis, à moins que la performance ne soit tout simplement mesurable.
Il reste des cas où le rôle de l’arbitre reste simplement primordial. En escrime, par exemple, la vitesse des événements est tellement grande que la vidéo au ralenti devient un outil très utile au service des juges. D’ailleurs les très grands sports n’hésitent plus à utiliser la vidéo et, en cas de doute, la vidéo a permis d’inverser des décisions. Comme au rugby, par exemple, car cela permet d’éviter les erreurs de jugement graves, voire les trucages. Parmi les grands sports, il n’y a que le foot qui refuse obstinément la vidéo pour des tas de raisons fallacieuses. Curieusement, c’est au foot que l’ancien président de la Fifa a balancé les trucages de résultats qu’il y a eu au niveau des arbitres.
Revenons à l’arbitrage. Nous connaissons les exemples français, avec des combats de boxe au jugement pas très net, des matchs de handball aux arbitres incompétents, du taekwondo aux décisions douteuses. Mais d’autres pays en ont autant à dire, les deux exemples les plus frappants (si j’ose dire) est le compétiteur qui a balancé un coup de pied très bien fait d’ailleurs à l’arbitre (quoique tant qu’à être radié à vie, il aurait pu taper un peu plus fort) et celui qui a jeté sa médaille de bronze par terre.
Le mec du taekwondo a donc été radié à vie pour "agissement grave contraire à l’esprit olympique". Et les arbitres eux, peuvent donc faire n’importe quoi sans jamais être contraire à l’esprit olympique, même quand ils inversent les résultats.
En tout cas, la crédibilité du sport va bien devoir passer par une remise en question des juges : parce qu’à force de dire que les erreurs d’arbitres font partie du sport, alors que les sportifs sont tellement proches les uns des autres que ces erreurs de juge et d’arbitrage finissent pas avoir un résultat prépondérant dans le résultat final, on peut se demander si l’effet ne va pas être pire que celui du dopage en termes d’injustice. Et les soupçons d’arbitres achetés risquent de revenir au grand galop après les manœuvres éhontées du patinage artistique.
En tout cas, tout l’indique : une grossière erreur, c’est un hasard, deux c’est une coïncidence, trois s’est un symptôme. Et là on dépasse les trois, et donc la maladie est déjà installée.
La période olympique des JO de Pékin sont une étape dans l’histoire des jeux Olympiques, avec l’événement probablement le plus grandiose depuis ce qu’on appelle les Jeux modernes.
Mais il s’agit aussi probablement d’une étape-clé dans la façon dont on conçoit le sport. On avait abandonné la notion d’amateurisme et probablement aussi effacé la phrase de Courbertin connue de tous : l’important, c’est de participer.
Désormais, le business va prendre le pas, et je crains que, sur les prochaines, on ne voie arriver de nouvelles dérogations business, car désormais, les JO, ce n’est plus le meilleur qui gagne, mais celui qui fait le plus vendre l’événement à la TV. D’ailleurs, c’est un des critères importants de sélection de nouveaux sports aux JO

Après avoir traité une partie de l’armée française d’amateurs (suite à la dramatique affaire de Carcassonne), Nicolas Sarkozy semble s’être radouci.
En effet, bien que ne s’étant pas rendu à la Garden Party du ministère de la Défense (eh oui, une de plus) il lui a transmis un message :
"En tant que chef des armées et au nom de tous nos compatriotes, je vous assure de toute mon estime et mon amitié et je vous renouvelle ma confiance dans vos capacités à exécuter vos missions quotidiennes et à construire notre défense de demain". Traduction : sujet clos.
Et pourtant dans le même temps, en termes d’armée, les parlementaires et élus locaux attendent dans l’angoisse la nouvelle carte militaire promise par le président et son ministre.
Mais pourquoi cette nouvelle carte n’est-elle toujours pas publiée ?19 juin, 3 juillet, 8 juillet, désormais "après le 20 juillet", "dans une quinzaine ou une vingtaine de jours" (dixit Hervé Morin), la date de l’annonce des restructurations du ministère de la Défense ne cesse d’être repoussée. Le président de la République, lors de son discours du 17 juin, l’avait promise pour "début juillet".
Ce qui coince, ce sont les mesures d’accompagnement territorial pour les collectivités locales. François Fillon a promis de dégager une enveloppe de 320 millions d’euros pour ces mesures (y compris sociales).
Ces reports à répétition s’expliquent, en partie, pour des raisons de calendrier politique. La priorité de l’Elysée n’est pas la carte militaire, mais l’approbation par les parlementaires, réunis en Congrès, de la réforme de la Constitution. Or, là aussi, cela coince et l’Elysée ne veut pas mécontenter des élus de sa majorité - qui seraient touchés par des fermetures dans leurs circonscriptions - à la veille de cette échéance délicate, prévue pour la fin juillet - Or, les fermetures de casernes risquent de frapper majoritairement des élus de l’UMP ou du Nouveau Centre. Eh oui, il va falloir s’en prendre à des villes traditionnellement bastions politiques de la droite parlementaire !
La nouvelle carte militaire, prochainement révélée, pourrait porter un coup fatal à la Marne, département... le plus militarisé de France. Depuis une semaine, le fameux 501e-503e régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand est gravement menacé, une mesure qui, selon son maire, Fabrice Loncol, ferait « crever » sa commune.
Le 501e-503e RCC, véritable institution, est constitué de 1 300 hommes, de 80 chars Leclerc et de 500 blindés qui mènent de nombreuses missions à l’étranger (ex-Yougoslavie, Kosovo, Koweït, Sénégal, Tchad et Afghanistan notamment). D’autant plus que le secteur est frappé de plein fouet par la réforme, avec la suppression du 402e régiment d’artillerie (créé en 1923), à Châlons-en-Champagne, et de la base aérienne 112, à l’est de Reims. La zone qui s’étire sur une cinquantaine de kilomètres perdrait alors entre 4 000 et 5 000 postes militaires.
Pris à partie par des élus locaux, le ministre de la Défense, Hervé Morin, l’a confirmé hier, au terme du défilé du 14 juillet de façon laconique : «  On ne consacre pas 37 milliards d’euros au budget de la Défense pour faire de l’aménagement du territoire ». La tension et l’incompréhension à Mourmelon sont d’autant plus fortes que, le 29 avril, Hervé Morin, ministre de la Défense, avait promis d’épargner la ville : «  Il avait pris Fabrice Loncol par les épaules, se souvient l’ex-ministre Catherine Vautrin, députée de la Marne, et lui avait dit : Vous êtes le maire le plus heureux de France ! On ne touchera pas au RCC qui pourrait être renforcé ». Source France Soir.
En ayant l’esprit mal tourné, on pourrait imaginer que le pouvoir pourrait avoir la tentation de "punir" de mauvais électeurs (dernières municipales et cantonales). Or lorsqu’on voit la liste des députés de la Marne législation 2007-2012, que lit-on ?
1re circonscription : M. Renaud Dutreil, UMP conseiller général de l’Aisne - conseiller municipal de Charly-sur-Marne (Aisne).
2e circonscription : Mme Catherine Vautrin, UMP.
3e circonscription : M. Jean-Claude Thomas, UMP, conseiller général de la Marne.
4e circonscription : M. Benoist Apparu, UMP, adjoint au maire de Châlons-en-Champagne.
5e circonscription : M. Charles de Courson, NC-PSLE, vice-président du Conseil général de la Marne.
6e circonscription : M. Philippe-Armand Martin, UMP, maire de Cumières.
Pas vraiment d’opposants féroces dans cette liste. A moins que la double candidature de Renaud Dutreuil et de Catherine Vautrin qui ont permis à la gauche de gagner la ville de Reims ne soit la cause de la présence de la ville dans la liste.
Quoi qu’il en soit, "la Marne perdrait plus de 4 000 postes sur les 54 000 prévus en France. Cela représente 8 % de l’effort de restructuration militaire, quand notre département compte 0,8 % de la population nationale" -.
Bien que pas encore dévoilée, cette "liste" commence à circuler. Les points sensibles concerneraient notamment Bitche (Moselle), Bourg-Saint-Maurice (Savoie), Cambrai (Nord), Charleville-Mézières (Ardennes), Châteauroux (Indre), Colmar (Haut-Rhin), Commercy (Meuse), Dieuze (Moselle), Dijon (Côte-d’Or), Lunéville (Meurthe-et-Moselle), Luxeuil (Haute-Saône), Nantes (Loire-Atlantique), Reims (Marne) et Sourdun (Seine-et-Marne).
Et justement, Sourdun, c’est chez le député UMP et ancien ministre (chiraquien) Christian Jacob. Fin juin 2008, il se déclarait "atterré" par "le degré zéro" de la réflexion du ministre de la Défense, Hervé Morin, "sur la revitalisation" des sites militaires voués à la fermeture. "Il n’y a aucune approche sous l’angle territorial de cette réforme du côté du ministère de la Défense", a déclaré à l’AFP l’élu de Seine-et-Marne après avoir été reçu par Hervé Morin pour évoquer la question de la fermeture du 2e régiment de hussards basé à Sourdun, dans sa circonscription.
Il a d’ailleurs récemment bataillé ferme à l’Assemblée nationale à ce sujet sans pour autant obtenir satisfaction.
Christian Jacob, dit toutefois "comprendre l’architecture globale de la réforme" sur la défense, mais ajoute : "M. Morin nous a dit : ’ce n’est pas moi qui décide, c’est le président de la République’". Excellent ! Ce n’est pas moi, c’est l’autre. On croirait entendre un dialogue de cour de récréation. Ces propos confirment, s’il en était besoin, le pouvoir que détiennent nos ministres, et l’intérêt que porte l’Elysée à la concertation.
En attendant, comme le fait judicieusement remarquer "Secret Défense" c’est la réforme des institutions qui devient otage de ce nouveau charcutage territorial. De la même façon que l’Union pour la Méditerranée (bouclier anti-adhésion à la Turquie), la carte judiciaire...
A la fin des travaux de la commission Balladur, certains analystes avançaient le fait qu’un refus du congrès serait désagréable pour notre président, mais qu’en fin de compte ne lui ferait pas porter le deuil. A trop vouloir jouer au monarque absolu, la suite des événements risque d’être "musclée".
Dans la mesure où le président comme sa majorité ne céderont rien sur le mode d’élection des sénateurs et qu’il semble plus que certain que plusieurs députés ou sénateurs de la majorité présidentielle vont vouloir "sanctionner" une initiative du président, les institutions attendront, comme le pouvoir d’achat, les droits de l’homme, le transfert financier à l’identique des nouvelles charges imposées aux collectivités locales...
Au fait, en ce qui concerne les collectivités locales : "Le gouvernement serre d’un nouveau cran la ceinture des collectivités locales. La progression des concours que l’Etat leur verse sera strictement limitée l’an prochain à 2 %, soit le taux d’inflation, et rien de plus. 2 %, c’est le taux sur lequel doit être bâti le projet de loi de Finances pour 2009. L’enveloppe qui leur sera dévolue sur le budget de l’Etat atteindra 55 milliards d’euros, soit 1,1 milliard de plus qu’en 2008, a indiqué hier Matignon à l’issue de la Conférence nationale des exécutifs (CNE) qui réunissait, sous la présidence de François Fillon, les représentants des principales associations d’élus (AMF, ARF et ADF) face, notamment, à Christine Lagarde, ministre de l’Economie, et Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur.
Belle technique électorale destinée à mettre en cause la gestion des présidents de régions et limiter la casse des prochaines élections européennes.
Pas certain, cette fois-ci, que la manipulation du "Machiavel de l’Elysée" réussisse et fasse oublier tout ou partie de ses promesses et surtout son bilan.

Les vacances approchent à grands pas, et les français n'ont qu'une interrogation en tête : Le prix de l'essence à la pompe va-t-il leur permettre de prendre le large ou plutôt de les obliger à rester dans leur région ?
Je vous propose un petit sondage pour connaître votre point de vue

SONDAGE

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus