Jeudi 24 avril 2008
Back to the futur ! Sous l’apparence relativement incohérente des "couacs" gouvernementaux, se cache, de fait, une entreprise tout à fait logique, cohérente, concertée, prém
éditée, du démantèlement, par l’entreprise de démolition générale Sarko, Medef and Co, du système social français. Bien au-delà de "liquider Mai-68", le but est, clairement, de liquider également 46, et aussi 36, pour laisser enfin le champ libre au libéralisme triomphant, dégagé des pesantes contraintes d’une protection sociale, perçue comme un frein insupportable à la toute-puissance du "marché"...
Ceux qui connaissent un peu la chose politique ne s’y trompent pas : c’est Lionel Jospin qui déclare, mardi dernier, au 20 heures de France 2 qu'il entend parler de cafouillage, de cacophonie ; qu'il y a peut-être quelque chose qui relève de l’art de gouverner, a t-il déclaré, citant les remboursements de lunettes, la carte famille nombreuse et les allocations familiales. Il ajoutera également qu'il s'est demandé si, derrière l’apparence de l’incohérence politique, il n’y a pas, en fait, comme explication, une logique économique et sociale dure, qui n’est pas acceptée par la population, et que les députés de la majorité n’arrivent pas à assumer.
Lionel Jospin, en disant "peut-être", est encore en dessous de la vérité. Il suffit, pour s’en convaincre, de prendre connaissance des différentes déclarations des porte-parole du Medef, depuis quelque temps.
Celle de Denis Kessler ex-éminence grise du baron Seillière, et estafette du Medef, en octobre dernier, (je cite) : « II faut défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ».Kessler s’en réjouissait : au fond, les différentes réformes engagées par Sarkozy « peuvent donner une impression de patchwork », mais « on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux ».
Le 27 janvier dernier, dans une interview au JDD, c’est Charles Beigbeder, PDG de Poweo qui affirmait, que selon lui le rapport Attali permettrait enfin d’en finir avec cette France « qui continue à vivre sur un modèle fondé en 1946, à partir du programme du Conseil national de la Résistance ». On voit donc qu’il s’agit bien d’une entreprise concertée.
Ainsi, tout ce à quoi l’on assiste depuis le début de l’ère Sarkozy, s’inscrit, malgré les apparences, dans une perspective tout à fait cohérente : "paquet fiscal" d’un côté et, de l’autre, la longue litanie (loin d’être terminée) des mesures anti-sociales : franchises médicales, déremboursement de médicaments, plan "hôpital", division du corps des fonctionnaires par deux, toutes les mesures restreignant les droits à la Sécurité sociale (optique, frais dentaires), aux différentes couvertures sociales (chômage supprimé en cas de refus de deux offres d’emploi, traque aux RMistes, obligation aux séniors, passés 57 ans 1/2, de retrouver du travail), aux droits familiaux (suppression de l’allocation familiale pour l’enfant de 11 ans), au droit au logement (relèvement du plafond de droit d’accès à l’habitat social) ; j'en passe, parce que c’est loin d’être fini...
Les prochaines mesures "dans les tuyaux" concernent : la remise en cause du Smic, la refonte du Code du travail (entrée en vigueur le 1er mai) et, très bientôt, n’en doutons pas une seconde, celle des congés payés (cf. Le Figaro du 17 avril).
En guise de "réformes", le démantèlement du système de protection sociale français est donc systématiquement mis en œuvre. Comme, par ailleurs, sous le coup des diverses mesures prises sur le plan économique (totalement inadéquates et inefficaces), la situation ne fait que s’aggraver : rappelons que la croissance française, comme depuis maintenant 2002, est EN DESSOUS
de la moyenne européenne, que la dette continue de s’aggraver, de même que les déficits, quand l’inflation augmente, et que le pouvoir d’achat global des Français diminue, que rien n’est fait pour récupérer l’argent là où il pourrait l’être (40 milliards de fraudes fiscales des entreprises : estimation de la Cour des comptes, 65 milliards d’aides fiscales accordées aux entreprises, sans aucun contrôle d’utilisation), la France de la présidence Sarkozy, alors même qu’elle est, pour la production des richesses, la 6e puissance mondiale, et que la productivité de ses travailleurs est la deuxième meilleure au monde est en train de rejoindre, à la vitesse des derniers TGV, le peloton des nations de seconde zone ; surtout pour ce qui concerne les 3/4 de sa population : travailleurs, classes moyennes (pour les autres, pas de problème ; les entreprises du caca-rente ont réalisé, cette année, 100 milliards de bénéfice : chiffre jamais atteint jusque-là).
Le problème, c’est que, théoriquement, cette équipe de fossoyeurs est au pouvoir pour encore quatre ans : le temps d’achever ce travail de démolition et de porter, à la très grande majorité des citoyens de ce pays, un coup que risquent de payer les générations à venir, pour longtemps encore.
Les Français se laisseront-ils ainsi dépouiller de droits si chèrement et douloureusement acquis par leurs anciens ? Laisseront-ils les forces de l’argent, et leurs valets au pouvoir, les laminer jusqu’à la corde, sans réagir ? Laisseront-ils un président et un gouvernement élus sur des tromperies et des mensonges (le "pouvoir d’achat"), mener une politique de spoliation, d’abus de pouvoir, contraire aux intérêts du pays et de leur grande majorité ? C’est de notre pouvoir de réaction que dépend la réponse, et l’avenir de la France : n’ayons pas à regretter, dans quelque temps, une coupable passivité : le peuple est souverain, c’est à lui de faire rendre des comptes à ceux à qui il ne fait que déléguer le pouvoir, et de les destituer quand l’intérêt du pays et de ses citoyens l’exige.
par Olivier publié dans : Politique
Mercredi 23 avril 2008
Le retour de l’inflation en France a des effets contrastés et l’on a souvent du mal à savoir si cet effet est positif. En réalité, l’enjeu principal réside dans l’indexation ou non des revenus des agents économiques concernés sur l’évolution du coût de la vie. Les statisticiens français et européens parviennent à la conclusion commune d’une augmentation des prix à la consommation. Ainsi, sur un an, en France, l’augmentation serait de 3,2 % et de 0,8 % sur le mois de mars.
Peut-on dire que l’on assiste alors au retour de l’inflation ? Pour le savoir, il faut commencer par définir ce qu’est l’inflation. Selon l’Insee, il s’agit d’une « hausse généralisée et durable du niveau général des prix ». Certes il est encore un peu tôt pour savoir si l’évolution des prix à laquelle nous assistons sera durable, mais on peut effectivement le craindre. Quant à la généralisation de la hausse du niveau général des prix elle doit être ici bien comprise et pour cela essayons de caractériser à quelle inflation nous sommes confrontés.
De quel type d’inflation s’agit-il alors ? Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une inflation générée par une demande trop forte par rapport à une offre de produits pour y répondre insuffisante. Cette inflation, la plus connue, touche effectivement certains pays en développement rapide (des pas émergents comme la Chine, par exemple), mais pas vraiment la France où les capacités productives ne sont pas insuffisantes.
Ensuite, il ne s’agit pas plus d’une inflation due à la mise en circulation d’une trop grande quantité de monnaie par rapport à l’économie réelle. Les autorités monétaires européennes veillent scrupuleusement sur ce point en retenant le crédit par des taux d’intérêt élevés.

Non, il s’agit d’une troisième forme d’inflation occasionnée par les coûts. Admise assez récemment (suite au choc pétrolier de 1973) par l’analyse économique, elle a l’originalité de pouvoir coexister avec une croissance économique faible ce qui est notre cas. On parlera alors de stagflation ce que nous avons connu après 1973 en France.
Qui dit inflation par les coûts dit coûts qui entraînent cette inflation dans le cas présent, il s’agit du coût de l’énergie de nouveau, mais aussi du coût des denrées alimentaires. Quelles en sont ensuite les conséquences principales ? Pour les consommateurs, la problématique essentielle est celle de l’indexation de leurs revenus sur le coût de la vie ; deux cas de figures se présentent alors schématiquement : soit leurs revenus sont indexés par le biais de mécanismes quasi automatiques de revalorisation tenant compte de l’inflation et dans ce cas l’impact de l’inflation sera réduit sur le consommateur ; soit leurs revenus sont peu ou pas indexés sur l’évolution du coût de la vie et donc les consommateurs subissent de fortes pertes de pouvoir d’achat comme en témoignent les émeutes dites de la faim dans de nombreux pays en voie de développement.
Vive l’indexation alors ? Pas tout à fait, car cette dernière peut avoir pour conséquence d’entretenir l’inflation selon le mécanisme simple suivant : les prix augmentent, donc les salaires augmentent, donc les coûts de production augmentent, donc les prix augmentent, etc. C’est pour cette raison que la plupart des salaires ont été désindexés des prix en 83-84 en France. Le Smic est lui indexé automatiquement et avec lui les salaires et prestations qui y sont liés. Tout un chacun peut donc facilement évaluer les conséquences de l’inflation sur son pouvoir d’achat en vérifiant l’indexation de ses revenus.
Pour les épargnants et les titulaires de revenus du capital, l’impact sera négatif sur le pouvoir d’achat si ces revenus sont liés à des produits d’épargne non indexés sur l’inflation.
A l’inverse, pour les emprunteurs à taux fixe (puisque les taux variables évoluent en fonction du marché et donc de l’inflation !), il pourra y avoir gain si, face à des remboursements non indexés, on bénéficie de revenus (salaires, traitements ou autres) qui eux évoluent au rythme de l’inflation.
C’est d’ailleurs dans ce cas de figure que se retrouve l’Etat français avec des emprunts à taux fixe à rembourser d’un côté et une part importante de recettes fiscales, la TVA, revalorisée automatiquement compte tenu de la nature même de cet impôt proportionnel à la valeur. Si le prix du bien augmente la TVA à devoir augmente aussi !
Pour le contribuable encore une fois la situation sera d’autant plus défavorable que ses revenus ne seront pas ou peu indexés sur le coût de la vie et ce pour compenser des impôts à la consommation en augmentation.
Au total donc, pour ces quelques acteurs économiques, les conséquences de l’inflation sur le pouvoir d’achat sont liées au résultat d’une comparaison entre l’évolution induite sur leurs dépenses et l’évolution induite sur leurs recettes, toutes autres choses étant égales par ailleurs. Ce n’est que la différence entre l’une et l’autre qui permettra de tirer une conclusion.
par Olivier publié dans : Social
Vendredi 18 avril 2008
En cinq ans, le prix du pétrole a été multiplié par trois, plus que lors des chocs pétroliers de 1973 et 1979. Cet inquiétant présage pourrait remettre en cause les fondements de la mondialisation. Alors que le Brésil vient d’annoncer en fanfare la découverte d’un nouveau gisement de pétrole, le plus grand du monde, le prix du baril lui s’envole et nous rejoue un troisième choc pétrolier incognito. Rappelons nous que la Russie, le Mexique et la Norvège - respectivement 2e, 5e et 8e producteurs mondiaux, ont atteint leur « oil peak », leur pic de production. Ils ouvrent le bal de ce qui pourrait bientôt être un bouleversement sans précédent du monde : les experts prédisent que la production pétrolière commencera à diminuer dans une dizaine d’années alors que la demande explosera, faisant s’envoler les prix. Et si tout cela avait déjà commencé ?

Et l’énergie, c’est le nerf de l’économie. Sans elle, rien à faire. On a essayé les énergies renouvelables, le nucléaire, le gaz - et ça marche, plus ou moins - mais, jusqu’à présent, on n’a rien trouvé de mieux que le pétrole pour faire marcher les voitures. 50 % du pétrole est utilisé dans les transports. Voiture, camion, avions, bateaux, tout ce qui sert à transporter les biens et les hommes mange du pétrole. Or, la mondialisation, c’est principalement ça : la possibilité d’aller où on veut quand on veut. Car, c’est bien beau de construire pour pas cher en Chine, il faut encore rapatrier ça vers chez nous. Sans transport bon marché, pas de mondialisation. Ou, pour faire vite, sans pétrole, pas de globalisation.

A cela ajoutons tous les usages quotidiens du pétrole, du plastique à la production d’énergie, et on voit que notre civilisation est celle de l’or noir. Et concluons en disant que la combustion du pétrole, de ses dérivés et du charbon, produit du CO2 qui pourrit l’atmosphère et provoque un réchauffement climatique. Dans ces conditions, le prix du pétrole détermine grandement la bonne santé de l’économie mondiale. Rappelons-nous en 1973 et 1979, les crises pétrolières : le prix du baril explose, et toute l’économie mondiale est mise à terre. Elle n’allait déjà pas très bien, le modèle fordiste commençant à s’essouffler, et ce double choc l’a mise KO. Il a fallu changer de logiciel économique : libéralisation des marchés, chômage de masse, économie du savoir, etc.

Les deux chocs des années 70 ont multiplié le prix du baril par, respectivement, 2,2 et 2,1. Et, aujourd’hui, on voit un nouveau choc, mais moins brutal : le prix a été multiplié par trois en cinq ans. Plus que les deux chocs historiques. Il faut dire qu’avec un euro fort comme le nôtre, nous n’avons pas vraiment vu cela, et c’est même plutôt une aubaine. Pour les Etats-Unis, c’est déjà moins drôle : comme les prix sont en dollar, on peut aussi penser que la hausse du pétrole est liée à la baisse du dollar. Mais cette hausse veut sans doute dire autre chose. Les géologues en discutent avec passion : le « oil peak », le moment où la production de pétrole sera à son maximum, le pic avant la chute, l’apogée de la civilisation de l’or noir. La date est dure à estimer. 2015 ? 2025 ? 2040 ? Bientôt en tout cas. Et, avec la montée en puissance de la Chine et de l’Inde, ce pic pourrait avoir lieu plus tôt que prévu. La Russie, le Mexique et la Norvège, entre autres, ont déjà annoncé qu’ils avaient atteint leur pic. Les pays du Golfe l’attendent pour 2015 ou 2020. Il n’y a qu’en Irak où les réserves semblent plus consistantes... Tiens, mais qu’y font les Etats-Unis ?

Baisse de l’offre, anticipée ou effective, hausse de la demande : bingo, les prix s’emballent. La hausse faramineuse des prix n’est pas due, comme en 1973 ou 1979, à des troubles politiques. Ce n’est pas une hausse provoquée, mais une hausse naturelle, et c’est sans doute beaucoup plus préoccupant. Rien n’indique donc que les prix vont baisser comme ils l’avaient fait en 1985-87. Tout laisse penser le contraire et qu’ils continueront d’augmenter, ou au moins stagneront. La période des transports quasi gratuits touche à sa fin et, avec elle, une certaine phase de la mondialisation, voire la mondialisation tout court si la tendance se poursuit. En attendant, le baril a atteint la plus haute valeur jamais atteinte : 115 $. Et, si mon moteur n’a pas encore fait boum, mon portefeuille, lui, ne se sent pas très bien. Reste l’espoir que nous trouvions de nouvelles sources d’énergie non polluantes. Ou certains pourraient simplement y voir le moyen de tourner la page d’une économie dispendieuse et polluante pour ouvrir une phase de décroissance.

par Olivier publié dans : Social
Mardi 15 avril 2008
Il existe une catégorie de sportifs qui sont d’office boycottés et qui ne participeront pas aux jeux Olympiques ou paralympiques : les sportifs handicapés mentaux. Il y a quelques années encore, ils étaient parties prenantes de cet événement. Aujourd’hui, ils en sont exclus, tous, pour une équipe de basket qui tricha en 2000. Des sportifs handicapés mentaux qui ne l’étaient pas. Un membre était même journaliste économique ! Scandaleux tout simplement.
Suite à cet incident, le Comité paralympique a décidé d’exclure tous les sportifs handicapés mentaux sous prétexte qu’il était trop difficile d’évaluer leurs handicaps et que les risques de triche étaient trop élevés. Mettons cela en perspective avec le dopage : est-il si facile à évaluer ? Les produits sont-ils tous décelables ? La lutte anti-dopage semble pourtant dépassée et bien souvent incapable de déceler les produits existants. Cela n’amène cependant aucune remise en cause quant à la participation des sportifs valides. Pour quelles raisons ne devrait-il pas en être de même pour les sportifs handicapés mentaux ?
Bien avant Pékin, la Fédération française du sport adapté, fédération délégataire du ministère pour ce public, a souhaité faire évoluer les choses. Elle a donc proposé au Comité international paralympique une nouvelle classification basée sur les tests de quotient intellectuel réalisés avant 18 ans par un psychologue. Refus du
Comité paralympique pour ces Jeux de Pékin. Mais pour une nation où le handicap mental « existe » tout autant que le problème tibétain, ces sportifs avaient-ils une chance de participer ? Les Chinois ne paraissent pas les mieux armés pour mettre en lumière une population qu’eux-mêmes tiennent cachée. Les Anglais seront-ils plus aptes pour faire de Londres 2012 des Jeux paralympiques non discriminatoires ?
La médiatisation grandissante des Jeux paralympiques amène une évolution financière. Le nombre de participants est constant et n’évolue pas d’une fois à l’autre. Cela signifie que réintégrer les sportifs handicapés mentaux aux Jeux paralympiques amènerait une diminution des sportifs handicapés physiques. Moins de primes et de reconnaissance, une raison de plus de ne pas accéder au souhait des sportifs handicapés mentaux de participer aux Jeux ! La position du Comité paralympique français lui-même est donc paradoxale. Les sportifs handicapés physiques et sensoriels refusent régulièrement d’être mélangés aux sportifs handicapés mentaux. Logique quand on voit le CIO qui discrimine jeux Olympiques et paralympiques. Récemment a été diffusé un documentaire sur l’ascension du Kilimandjaro par une équipe de personnes handicapées physiques. Ceux-ci ont également refusé la présence d’handicapés mentaux. Dommage, ils auraient pu s’aider dans cette aventure et oublier leur handicap, tout autant.
Triche, argent... les valeurs du sport semblent une fois de plus bien mises de côté. Pourtant, quand on étudie les performances d’Alicia Mandin, championne du monde en titre de 50 m brasse (en 39’’55), l’exploit sportif est réel
par Olivier publié dans : Social
Vendredi 11 avril 2008
Depuis le 16 mars 2008, et en conséquence du vote des citoyens de cette commune des Hauts-de-Seine, la municipalité est donc dirigée par l’équipe du « grand rassemblement pour Asnières », rassemblant le PS, des divers droite et le MoDem. Et depuis que la nouvelle équipe a pris les rênes de l’hôtel de ville, si la démocratie locale est restaurée dans les séances du conseil municipal et sur les panneaux d’affichage libre de la commune, la vie politique y est fort agitée encore. Certains disent que la boîte de Pandore y a été ouverte et qu’elle laisse apparaître d’étranges surprises. La meilleure des surprises est bien celle de l’ancien maire UMP abandonné en direct en public par un de ses amis UMP.
Le moins que l’on puisse dire est que Manuel Aeschlimann, ex-maire UMP de la ville, va de difficulté en déboires ces derniers temps, comme si le mauvais sort s’acharnait sur lui avec une rare persévérance.Lui qui annonçait que la nouvelle majorité allait exploser rapidement et se déchirer s’avère avoir vu une paille inexistante chez ses vainqueurs tandis que la poutre qu’il avait dans l’œil concernant sa propre équipe apparaît en gros plan dans la vidéo que je reprend ci-dessous.
Cette vidéo est extraite de l’enregistrement de la séance publique filmée et retransmise sur internet par la nouvelle majorité - mesure démocratique que l’ancien maire se refusait à mettre en œuvre - du conseil municipal du 7 avril 2008. On y voit le conseiller général UMP Cyrille Dechenoix, réputé proche de Patrick Devedjian, président du Conseil général, prendre la parole et dénoncer ce qu’il appelle « les mensonges », selon lui, de son ancien maire, Manuel Aeschlimann, devant une assistance nombreuse et médusée sur le coup. Le conseiller général UMP décrit en termes vifs et assassins pour son ancien « ami » l’historique et le contenu du rapport définitif de la Chambre régionale des comptes Île-de-France sur la gestion d’Asnières 1999- 2006. Il saisit aussi l’occasion de laisser cette gestion - étrillée sévèrement dans ledit rapport - à son principal auteur : Manuel Aeschlimann, préparant ainsi, au compte, on l’aura compris, de l’UMP son propre possible avenir d’élu de ce parti à Asnières.
En résumé, celui qui se pensait un visionnaire stratège politique se voit une nouvelle fois frappé par l’erreur d’analyse et de pronostic : ce n’est pas la majorité municipale qui explose ou implose, ce sont les restes de son équipe ! La chose est d’autant plus grave pour lui que nul ne saurait avoir méconnu le message envoyé par le conseiller général UMP : les survivants de cette équipe, les dix colistiers encore avec Manuel Aeschlimann ont bien entendu, non seulement les faits énoncés, mais auront compris que l’UMP joue à l’évidence une autre carte que celle de leur chef de file, dont la déclaration de Cyrille Dechenoix vaut exécution politique publique. Il est donc à craindre prochainement d’autres défections autour de l’ancien maire, au nom de la raison qui parfois, chez nos camarades politiques, se confond avec les décisions du parti. Comme quoi, le Sarkoland politique est vraiment plus impitoyable que la célèbre Dallas de la télévision !
par Olivier publié dans : Politique
 
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